Assemblée générale du 13 avril 2016

Aujourd'hui, le 13 avril 2016, à l'occasion de son assemblée générale, France Anes et Mulets a voté sa politique d'encouragement et son budget prévisionnel pour 2016.

L'assemblée générale de France Anes et Mulets c'est réunie à Paris pour faire le bilan de l'année 2015 et préparer l'année 2016.

En préambule, rapport moral du Président :

Exercice contraint pour un président d'association que de proposer chaque année aux adhérents le rapport moral... et pourtant. Ce passage obligé de la vie associative est pour moi un moment privilégié. Le moment où il faut prendre le temps de stopper les machines, consulter, regarder en arrière, regarder en avant pour valider que nous ne nous sommes pas écartés de la trajectoire, puis, si c'est le cas, réviser le cap ou comprendre et expliquer pourquoi on en a changé et pourquoi cela est nécessaire.

Des trois fondatrices de la SFET, seule France Anes & Mulets rassemble aujourd'hui l'ensemble des associations nationales de races composant sa filière. Souvenez-vous aussi que j'ai déjà proposé il y a un an à notre conseil la dissolution de la fédération dans sa maison mère.

Pour nous, les ânes, notre maison mère n'a pas été créée en 2012. Elle existait depuis bien longtemps déjà et s'appelait FNAM puis France Anes & Mulets : circuit de caractérisation (Concours d'Utilisation) indépendant de l'Etat, géré directement par la filière, commun et homogène pour toutes les races, engagements et encouragements traités en dehors des circuits de financements publics, recherche d'une cohérence entre objectifs de sélection et politique d'encouragement, corps de juges et règlements nationaux... Même si notre projet fédératif n'avait pas, à l'époque, intégré ces terminologies, c'est bien de cela qu'il s'agissait ; dès 2008, nous avions inventé un parcours de caractérisation, sélection, valorisation, labellisation destiné à accompagner les éleveurs pour répondre aux attentes des marchés et commercialiser leur production.

A la fierté d'être la petite filière qui ouvre la route à la grande SFET, succède la crainte de se voir totalement absorbé et que la famille asine finisse par se dissoudre dans une grande marmite collective. Cette crainte est légitime car la SFET a effectivement repris à son compte l'organisation du circuit des concours d'élevage, (dont ceux initiés par notre FNAM) mais également pour bonne part des missions des ex-Haras Nationaux sur ces mêmes concours.

Comme, d'autre part, la SFET mobilise l'ensemble des financements nécessaires à l'exécution de ces missions et qu'elle chapeaute l'ensemble des actions menées par les Associations Nationales de Races, elle asphyxie lentement mais sûrement nos fédérations. En assumant un rôle d'accompagnement financier des actions des ANR et de leur politique d'encouragement, la notre y aura passé son avance de trésorerie ces deux dernières années.

Et alors ? Nous vivons sur une planète qui a connu les mammouths, les anciens francs, la féodalité, la vie sans pétrole ! Si plus rien de tout cela n'existe aujourd'hui, c'est que les êtres, les conventions, les certitudes et même les nations doivent s'adapter au monde qui les entoure, évoluer... ou disparaitre.

C'est la lutte qu'ont choisie les deux autres fédérations dont les dirigeants n'ont pas compris que l'alternative à la SFET n'est pas un retour en arrière mais au contraire la fusion initialement prévue par le Ministère des filières trait et âne au sein d'une maison mère du cheval unique mixant SFH et SFET dans laquelle nous aurions eu bien du mal à exprimer nos besoins et faire entendre nos différences !

Ces deux dernières années, notre fédération a géré la transition financière et technique en attendant que la SFET soit en mesure d'apporter aux ANR les services dont elles ont besoin pour remplir leur missions d'organismes de sélection. Nous avions mis en place l'an dernier un plan de 3 ans pour y parvenir, il a été quasiment réalisé en une année. Que faire maintenant ? Tracer ensemble une nouvelle route ou accepter de tirer le rideau ?

D'où ma question volontairement provocatrice posée à notre conseil d'administration en début 2015 : "voulez-vous dissoudre notre fédération ?" Et votre réponse, claire, nette et unanime : NON.

Bien, alors maintenant : au boulot. J'ai pour la filière des ânes et des mulets une autre ambition que celle d'être le fournisseur officieux d'idées et l'agence d'intérimaires de la maison mère...

Lors de cette assemblée que j'espère ouverte et constructive, nous allons valider nos comptes et entendre le bilan des activités 2015, nous allons également valider le travail préparé par le conseil d'administration et figer la politique d'élevage et d'encouragement de la filière ânes et mulets pour l'année 2016. Nous travaillerons ensuite sur un projet pour les années à venir d'où devront émerger de nouveaux objectifs, de nouvelles missions, un nouveau fonctionnement pour notre fédération. Au coté des Associations Nationales de Race (bientôt reconnues Organisme de Sélection), en parfaite communion avec la maison mère (dépositaire du contrôle de performances) c'est bien à nous et à nous seul de définir les fonctions et d'accorder des attributions à la fédération.

Évoluer ou disparaitre, vous avez décidé que nous allions évoluer. Cette assemblée générale restera donc comme celle de la naissance de la version 2.0 de France Anes et Mulets.

Pierre Yves Pose
Président de France Anes et Mulets

Relevé des décisions :

Approbation du rapport d'activités et financier 2015

Approbation de la politique d'encouragement 2016

Approbation du budget prévisionnel 2016


Les Associations Nationales de Races ont également échangé sur l'évolution de leurs politiques d'élevage et objectifs de sélection.



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